Apollo 7

 

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Apollo 7 fut le premier vol Apollo habité. L'équipage était composé de Walter Schirra, Donn Eisele et Walter Cunningham. Le premier avait déjà participé aux missions Merury 8 et Gemini 6 ; il fut nommé au poste de commandant de la mission. Pour Eisele et Cunningham, c'était leur première mission dans l'Espace. Ils étaient respectivement pilote du CM et pilote du LEM. Les objectifs de la mission étaient de vérifier si le problème des fortes vibrations connues sous Apollo 6 avait été correctement résolu ; mais aussi de s'essayer aux man&oeliguvres effectuées en orbite.


Sur la photo gauche, l'équipage d'Apollo 7. De gauche à droite : D.Eisele, W.Schirra et W.Cunningham. A droite, les astronautes se préparent.

La fusée Saturn 1B décolla le 11 octobre 1968, de Cap Canaveral, du pad de tir 34 à 11h02. Les étapes d'extraction de l'atmosphère se sont réalisées sans incident ; si bien que Schirra s'exclama : " elle monte comme un rêve ". Le vaisseau se plaça en orbite terrestre à environ 250 km d'altitude. 



Le décollage d'Apollo 7.

Puis, après une orbite et demie, le S-4B fut largué. L'équipage entama alors une simulation d'arrimage CSM/LEM en se rapprochant le plus possible du 3e étage. Cette fois-ci le CSM s'approcha à 50 pieds du S-4B. Le lendemain, quand les astronautes retentèrent une approche, ils se placèrent à 70 pieds.

W.Schirra regarde par un hublot. A droite, le S-4B séparé du vaisseau Apollo.

 

Plus tard dans la mission, le SM fut testé. On le ralluma 8 fois de suite et 8 fois il fonctionna correctement. Lors du premier allumage, ce fut une vraie surprise. En effet, on ne pensait pas que la puissance du moteur secouerait tant l'équipage. A la mise à feu Shirra hurla : "Yabadabadoo ! ", tout comme Fred Pierrafeu dans le dessin animé de l'époque.

Durant le vol, il y eu tout de même quelques anomalies mais souvent sans grande importance. De temps en temps une des trois cellules électriques signalait une température élevée. Trois des 5 fenêtres du vaisseau étaient embrumées du fait que les vitres n'avaient pas été traitées correctement. Mais dans l'ensemble, les fenêtres étaient satisfaisantes pour l'observation ou pour les photographies. Toutes ces anomalies furent modifiées pour le vol suivant (Apollo 8). Pour ce qui est des problèmes techniques la mission n'en subit pas beaucoup comparé à Apollo 6. Pour les astronautes seul un ventilateur bruyant dérangea leur confort. Confort qu'il fut possible de voir depuis la Terre car la mission fut en partie retransmise à la télévision. Au total le vaisseau réalisa 164 révolutions en 260 heures de vol.

Depuis le vaisseau l'équipage put prendre des photos de la surface terrestre.

 

Le 22 octobre, une poussée du SM fut nécessaire pour désorbiter le vaisseau. Mais après la séparation entre le SM et le CM, les batteries de ce dernier ne fournirent que 50 à 75 % de la puissance attendue. Toutefois ce fut sans gravité pour la rentrée dans l'atmosphère. L'équipage amerrit dans l'Atlantique à 2 km seulement du point prévu. La capsule et l'équipage furent récupérés par l'USS Essex.



Le retour des astronautes.

Pour conclure, on peut dire que Apollo 7 fut un tremplin pour les missions qui suivirent. Elle marqua le retour des américains dans la course à la Lune. Cette réussite redonnait confiance aux ingénieurs de la NASA.

 

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